Logiciel de métré de toiture
Métrer, c’est dix minutes sur le toit et vingt minutes de ressaisie le soir. Un logiciel de métré n’a d’intérêt que s’il supprime les deux, pas s’il ajoute une formation et un abonnement de plus.
Ce qu’un couvreur attend vraiment d’un outil de métré
Ce n’est pas une question de fonctions, c’est une question de terrain. Un outil de métré utile doit tenir dans quatre contraintes :
- S’utiliser d’une main, sur un téléphone, au bord de la route et en plein soleil, pas devant deux écrans au bureau.
- Donner la surface développée, pas l’emprise au sol. C’est la différence entre un devis juste et une palette de tuiles manquante.
- Sortir les linéaires par type d’arête. Faîtage, rive, égout, noue et arêtier n’ont ni le même traitement ni le même prix : un total de mètres ne sert à rien.
- Produire un document présentable au client. Le métré est aussi une pièce commerciale : c’est souvent lui qui fait la différence entre deux devis.
Les trois façons de métrer, et ce qu’elles coûtent
Le relevé sur le toit, au décamètre
Ce qu’elle apporte : Aucune approximation sur les longueurs, et on voit l’état de la couverture.
Ce qu’elle coûte : Il faut l’échelle ou la nacelle, deux personnes, et le temps du déplacement. Le risque de chute reste le premier accident du métier.
Le plan et le tableur
Ce qu’elle apporte : Gratuit, et chacun finit par avoir sa feuille de calcul.
Ce qu’elle coûte : Le plan cadastral donne l’emprise au sol, jamais la surface développée. La correction de pente et les linéaires d’arêtes se ressaisissent à la main, chantier après chantier.
Le relevé sur photographie aérienne
Ce qu’elle apporte : Le toit se mesure depuis le sol, en quelques minutes, sans se déplacer deux fois.
Ce qu’elle coûte : La vue du ciel ne donne pas la pente : elle reste à relever au sol ou à estimer, et c’est elle qui porte l’essentiel de la précision.
Comment Le Vol d’Oiseau s’y prend
On saisit l’adresse du chantier, on retrouve le toit sur l’orthophotographie de l’IGN (la France entière à 20 cm de résolution) et on trace les pans au doigt. Pour chaque pan, la pente se règle au curseur ; l’application en déduit la surface développée. Les arêtes se taguent d’un appui : faîtage, rive, égout, noue, arêtier, chacune corrigée par la pente selon sa géométrie propre. Les cheminées et les fenêtres de toit se déduisent. En sortie, un récapitulatif PDF à l’enseigne de l’entreprise, avec la vue aérienne, le schéma des pans et les photos du chantier.
Pas d’installation, pas de licence à poser sur un poste : c’est une application web, elle s’ouvre dans le navigateur du téléphone et s’ajoute à l’écran d’accueil. Le métrage en cours est sauvegardé à chaque étape : un appel qui interrompt, une 4G qui tombe, et on reprend où on en était.
Un métrage complet, de l’adresse au PDF, en trois minutes.
Ce que ce logiciel ne fait pas
Le Vol d’Oiseau fait du métrage, et rien d’autre : pas de devis, pas de facture, pas de CRM, pas de signature électronique, pas de planning. C’est un choix, pas un manque. Les couvreurs qui l’utilisent ont déjà un outil de devis et n’ont pas envie d’en changer ; ils veulent juste arrêter de ressaisir des surfaces le soir. Le récapitulatif est fait pour être repris dans le logiciel de devis que vous avez déjà.
Il ne remplace pas non plus une visite technique. Un métré depuis le ciel donne des quantités fiables pour chiffrer ; l’état du support, la charpente et les points singuliers se regardent sur place.
Questions fréquentes
Quelle précision attendre d’un métré sur photo aérienne ?
Sur l’orthophotographie IGN à 20 cm, un bord de toit se pointe à quelques dizaines de centimètres près : sur un pan d’une centaine de mètres carrés, l’écart avec un relevé au décamètre reste de quelques pourcents. La vraie source d’erreur n’est pas le tracé, c’est la pente, d’où le réglage manuel, versant par versant.
Faut-il installer quelque chose ?
Non. L’application s’ouvre dans le navigateur, sur téléphone comme sur ordinateur, et peut s’épingler sur l’écran d’accueil comme une application classique. Rien à installer, rien à mettre à jour.
Combien ça coûte ?
Les premiers métrages sont gratuits pour se faire une idée sur un vrai chantier. Ensuite, l’abonnement est mensuel et sans engagement : le détail est sur la page tarifs.
Est-ce que ça marche sur les bâtiments agricoles et industriels ?
Oui : le tracé ne présume pas de la taille du bâtiment, et les grandes toitures à faible pente sont même les plus rapides à relever. La limite est la disponibilité de la photographie aérienne, qui couvre l’ensemble du territoire français mais n’a pas partout la même fraîcheur : un bâtiment neuf peut ne pas encore y figurer.
À lire ensuite
La méthode complète pour métrer une toiture, mesurer une toiture sur une vue aérienne ou les calculateurs du couvreur.